Se fondre dans le vivant

Tout part d’une intuition.
Lors des échanges inter-espèces, j’évite autant que possible de laisser la place aux informations purement ésotériques. Non pas que ça n’ait aucune valeur humaine, mais sur le plan scientifique, ces données sont soumises à nos biais cognitifs, et donc, sont peu fiables. Il nous faut des informations vérifiables car une connexion télépathique passe par le prisme du cerveau, c’est ainsi!
Alors, pour améliorer l’utilisation de l’outil, il me paraît important de comprendre comment il fonctionne. Comment cette connexion se fait-elle? Où est le pont entre le tangible et le subtil? Entre l’invisible et le visible?
Nous avons des hypothèses, des théories qui touchent au domaine quantique ou à celui des neurosciences mais assez peu de recherches ont été faites pour étayer ces théories, démontrant le peu d’intérêt que nous accordons à la parole des autres animaux, et à ce qui sort de nos systèmes de croyances.
Il y a pourtant aujourd’hui de plus en plus de praticien.ne.s professionnel.le.s qui se servent de la communication inter-espèces, mais cela n’est pas suffisant pour susciter l’intérêt des chercheurs et chercheuses.
Cette connexion n’est pourtant pas un don. C’est un savoir. Ancestral et venu d’ailleurs, peut-être.
Les pisteurs d’Afrique du Sud utilisent un fil invisible qu’ils appellent « la ligne d’argent » pour se guider dans leur environnement pendant les chasses, en se reliant par le « sentir »aux autres espèces. Et si cela nous indiquait une voie?
Ce savoir s’oppose au scepticisme nous invitant à franchir la frontière qui nous sépare des autres animaux,  pour explorer ce qui nous relie avec eux et en comprendre tout le potentiel.

L’intuition qui me tire dans ce sens, est aussi celle qui me souffle ceci:
Diminuer notre empreinte sur le monde n’est pas la clé. Nous devons la fondre, la confondre parmi celles des autres espèces qui constituent le vivant.